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Biométrie

La biométrie au service de l'ergonomie, et non l'inverse

Mesurer la contrainte physique là où le travail se fait.

Les capteurs biométriques permettent aujourd'hui de mesurer des sollicitations physiques directement en situation de travail. Mais une donnée, aussi précise soit-elle, ne suffit pas à expliquer ce qui la produit. Chez Vicariance, nous associons les mesures biométriques à l'analyse ergonomique pour mieux comprendre les contraintes du travail réel et identifier des possibilités d'amélioration.

Parlons de votre situation

Mesurer, mais pour comprendre quoi ?

Grâce à des capteurs, notamment d'électromyographie (EMG), il devient possible d'observer l'activité de certains muscles pendant la réalisation des tâches. Ces données apportent un éclairage complémentaire à l'observation ergonomique, particulièrement lorsque les efforts sont peu visibles ou difficiles à apprécier.

Pour autant, une activité musculaire élevée ne signifie pas nécessairement qu'un poste est mal conçu : une sollicitation doit être examinée au regard de son intensité, de sa durée, de sa fréquence, des possibilités de récupération et des conditions dans lesquelles elle apparaît. La mesure seule ne permet pas d'évaluer la pénibilité d'une situation de travail ni le risque de troubles musculosquelettiques.

Exemple

Ce que les capteurs révèlent, ce que le travail explique

Un préparateur de commandes conserve son scanner dans la main pendant qu'il manipule des colis. Les mesures EMG mettent en évidence une sollicitation prolongée des muscles de l'avant-bras. L'information est intéressante, mais elle ne dit pas pourquoi.

L'observation de l'activité et les échanges avec le salarié permettent d'aller plus loin : le scanner est-il conservé en main pour éviter de perdre du temps ? Son emplacement est-il inadapté ? L'enchaînement des opérations impose-t-il cette organisation gestuelle ?

Selon les réponses, les possibilités d'amélioration seront différentes : adaptation de l'équipement, modification de son positionnement, évolution des séquences de travail ou réorganisation de certaines opérations.

Les capteurs rendent certaines sollicitations visibles ; l'ergonomie permet d'en rechercher les déterminants.

À quoi ça sert

  • Rendre visibles les sollicitations

    Objectiver des efforts peu visibles ou difficiles à apprécier, et repérer les situations à examiner en priorité.

  • Comparer et évaluer

    Confronter deux modalités de travail, deux équipements, ou apprécier les effets d'un aménagement, chiffres à l'appui.

  • Alimenter le dialogue sur le travail

    Confronter les résultats aux observations et aux ressentis des salariés, les discuter avec les équipes et les partager avec les acteurs de la prévention.

L'ergonomie guide la mesure

  1. Partir des questions soulevées par l'activité, des contraintes identifiées et des échanges avec les personnes concernées

  2. Choisir les situations à étudier et les mesures à réaliser

  3. Observer l'activité réelle et mesurer sur des tâches représentatives, avec des opérateurs volontaires

  4. Croiser les mesures avec les observations et le ressenti, en regardant les interactions entre l'individu et l'organisation

  5. Restituer et discuter les résultats avec les équipes, dans une perspective d'amélioration des conditions de travail

Un cadre clair

  • Information des participants

  • Volontariat

  • Confidentialité des données individuelles

  • Restitution des résultats dans une perspective d'amélioration des conditions de travail

Comprendre ce que le travail mobilise dans le corps, pour mieux agir sur les conditions dans lesquelles il se réalise.

Un projet ? Une situation à faire évoluer ?

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